La Guerre Froide

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La shoah en question

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Seconde Guerre Mondiale 1

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Staline le tyran rouge

Ce documentaire retrace essentiellement la vie de l’un des dictateurs le plus atroce du vingtième siècle. Très bons documentaire réaliser par Mathieu Schwartz, Serge de Sampigny et Yvan Demeulandre.

Le bilan de l’apocalypse

 

La seconde guerre mondiale fût le conflit le plus dévastateur de l’Histoire de l’Humanité.

Pendant plus de six ans, le monde entier s’est exposé à un carnage marqué par des déportations, des exterminations, et des massacres de civils. Le conflit a causé prés de cinquante million de mort.

 

Que ce soit dans les camps des forces  de l’Axe ou dans les camps des forces alliées,  des dérives ont été commises tout au long du conflit.

De nombreux exemples historiques évoquent la thèse de crime contre l’Humanité.

Définissons dans un premier temps le sens  de l’expression  « crime contre l’Humanité ». Historiquement, cette expression  apparaît en 1946, lors du procès de Nuremberg. Juridiquement, la notion de crime contre l’Humanité regroupe une catégorie complexe de crimes. Ces exactions sont punies au niveau international et national par un ensemble de textes qui représentent plusieurs incriminations. Cette expression a servi à définir et à  incriminer les responsables politiques nazis pour leurs actes meurtriers à l’égard des individus  considérés  comme ennemis de l’Allemagne.

 

ImageCependant, d’autres cas de crimes commis lors de cette période de l’Histoire n’ont pas relevé d’un tribunal international, comme par exemples la politique soviétique à l’égard des Polonais (avec le massacre de Katyn). A l’été 1940, l’armée soviétique a exécuté prés de 25 000, principalement des officiers et des étudiants. Staline reprochait à cette nouvelle république de ne pas être assez coopérative. Dans  le passé, des tentions existaient entre les deux pays. En effet, les conditions du partage des territoires à l’Est effectué par les pays vainqueurs lors du traité de Versailles ne satisfaisaient guère la Russie.

 

A leurs yeux, le nouveau traçage des frontières  entre les deux pays à été plus bénéfique aux Polonais qu’aux Russes. Cette crise diplomatique s’est terminée par un conflit  (guerre soviéto-polonaise 1919-1921), la Pologne en est sortie vainqueur. Cette défaite avait empêché la Russie  d’étendre sa révolution socialiste dans d’autres pays. A cette époque, Moscou voulait avoisiner le territoire allemand afin d’aider les Spartakistes (mouvement marxiste allemand) à s’emparer du pouvoir. Cette ancienne rivalité a revu le jour en cette année 1940,  et Staline  décida d’en faire payer le prix. A ce jour, aucun responsable politique ou militaire soviétique n’a été  présenté devant un tribunal civil ou militaire.

 

D’autres cas plus extrêmes se sont produits lors de ce conflit : l’utilisation de la bombe atomique par les Etats Unis sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki à l’été 1945.

Ce bombardement nucléaire marque d’ailleurs la fin des hostilités dans le Pacifique. Sur cet exemple je laisse à chacun la responsabilité de juger de cet acte horrible, qui mériterait à mes yeux plus d’explications de la part des Américains.

Chronologiquement, après le bombardement nucléaire sur les villes japonaises du 2 septembre, le général Mc Arthur, ainsi que l’état major japonais signent la fin de la seconde guerre mondiale et déterminent ensemble, l’image du  futur Japon de l’empereur Hirohito.

Dans un même temps en Europe, un tribunal militaire international s’est ouvert à Nuremberg. Il est composé par des juges français, anglais, américains, et soviétiques. Cette instance condamne les politiciens et les militaires nazis  coupables d’avoir perpétré ou mené  des crimes sur les civils et les prisonniers, qui sont  tombés entre leurs mains (la Shoah par exemple : cette tragédie sera traité en détail dans une autre synthèse).

Ce procès s’ouvre le 9 octobre 1946 et se termine six mois plus tard. Le verdict est assez dur pour la plus part des condamnées,  parmi les 24 accusés prés de la moitié seront exécutés.

 

Au Japon, en se début d’année 1946, un tribunal militaire s’ouvre, à l’identique de celui de Nuremberg, des militaires et des politiciens japonais furent jugés par les alliés.

Comme par exemple le premier ministre Hiranuma Kiichirō, coupable d’avoir instauré une dictature militaire, et une politique extérieure très expansionniste. A ces yeux, le Japon devait devenir une pièce maitresse  du continent  asiatique.

Du coté des militaires, parmi les condamnés on notera Yoshijirō Umezu et Yoshijirō Umezu. Le premier était un officier majeur de l’armée impériale, il est le responsable des actions militaires menées dans le Pacifique. La deuxième personne  fut lui-même responsable du massacre de Nankin. Ce tribunal jugera prés de vingt huit personnes, la plus part d’entre eux furent condamnés à mort.

Cependant la figure emblématique du Japon qui dirigeait le pays  depuis 1926, ne fut pas mis en cause pour les crimes mener par son pays : c’est l’empereur Hirohito.

Conscient de chaque étape de la guerre et des actions meurtrières commises en son nom, il déclara  que  ces actions militaires étaient couvertes par Dieu, et qu’il ne remettait pas en cause la ligne directrice de ses militaires.

 

Pour des raisons symboliques, les Etats Unis décidèrent  de maintenir Hirohito à la tête du pays, cependant son pouvoir s’est affaibli. Il n’eut plus aucun pouvoir sur la future armée du pays. La figure héroïque de la résistance alliée  en Asie se trouvait être le général Douglas Mc Arthur. Il fut proclamé gouverneur du Japon en 1946. Avec les représentants de l’empereur Hirohito, il participa activement à relancer l’économie du pays et à instaurer une démocratie. Il quittera son poste en 1948, à la fin de la l’occupation du Japon par les Etas Unis.

 

De l’autre coté du globe la situation allemande est beaucoup plus précaire : le territoire est occupé par quatre pays que sont : la France, l’Angleterre, les Etats Unis et l’URSS.

Deux idéologies s’opposent : le socialisme face au libéralisme. Chaque camp veut marquer de son empreinte la réussite de son système politique. A l’aube de l’automne 1948, les alliés d’hier se retrouvent en conflit idéologique au cœur de l’Europe. La ville de Berlin est une énigme pour Staline. En effet de nombreux citoyens de Berlin Est quittent cette zone (zone soviétique) pour émigres vers  Berlin ouest (zone occidentale) pour des raisons politiques et sociales. Les autorités soviétiques décidèrent  de créer un blocus  qui barrerait  l’ensemble du réseau routier et ferroviaire de la ville de Berlin aux occidentaux. Les occidentaux répondirent   par un  pont aérien pour ravitailler Berlin Ouest en nourriture, et en matériel. Cette crise a duré prés d’un an : c’est le début de la guerre froide.

 

 

La Bataille de Stalingrad

La bataille de Stalingrad a été l’un des tournants dans la seconde guerre mondiale. En effet, Stalingrad marque le début de la retraite ininterrompue de la Wehrmacht en Europe de l’Est jusqu’à la défaite finale de 1945.

Peuplée de ses cinq cents milles habitants, Stalingrad s’étire sur vingt-cinq kilomètres le long de la rive occidentale de la Volga. Ville modèle durant le régime stalinien, Stalingrad est constituée d’immenses usines de métallurgie qui assurent le quart de la production de véhicules du pays.

De plus, Stalingrad possèdent des grands centres d’armement, des noueux de communications vitaux pour assurer le lien entre le nord et le sud de l’URSS.

A l’été 1941, après avoir définitivement abandonné le projet d’envahir l’Angleterre, Hitler se retourne à l’Est.

Pour conquérir l’URSS Hitler va lancer le 22 juin 1941, la plus grande opération militaire de toute l’Histoire (Opération Barbossa).

Ce sont trois millions de soldats qui se dirigent vers l’Est (aidés par la Hongrie, la Bulgarie, et la Roumanie).

La course de cette guerre est due aux relations échangées entre les deux pays depuis l’hiver précédent. D’autre part en attaquant l’URSS, Hitler espère y trouver les richesses agricoles et industrielles nécessaires afin d’alimenter la machine de guerre nazie et de s’affirmer en tant que chef de l’Europe. Le Führer a toujours désigné les terres de l’Est comme un champ d’expansion naturel pour l’Allemagne.

A l’aube du 22 juin 1941 les forces de l’Axe pénètrent en URSS, un second front s’ouvre en Europe : la guerre devient une guerre Mondiale. En ce début de conquête, de nombreuses régions sont tombées sous le contrôle de la Wehrmacht comme l’Ukraine, la Lettonie, Rostov. L’armée rouge semble désorganisée dans ce conflit. Son armement est dépassé, de plus, durant la terreur stalinienne (1924-1937), Staline a décimé son état  major. Prés de 20 000 officiers soviétiques furent fusillés, et il ne reste plus que quelques généraux dépassés qui ne comprennent rien à la guerre moderne. Mais malgré ce désavantage, l’armé rouge se ressaisie avec le temps et stoppe les Allemands devant les portes de Moscou lors de l’hiver 41 (à 40km de Moscou).

Il faut dire que la situation de l’URSS s’est alors singulièrement améliorée. La production militaire croît rapidement, puis l’armée rouge gagne en efficacité.

Le 05 avril 1942, dans sa directive numéro 41, Hitler précise les objectifs d’une nouvelle campagne sur le front Est après la très rapide progression de l’été précédent mais aussi les déboires des mois suivants. Hitler espère en finir avec l’URSS. Pour cela, il exige a ses généraux de prendre au nord  Leningrad puis au centre, de maintenir les positions acquises et au sud d’opérer une percée vers les champs pétrolifères du Caucase tout en coupant la Volga a Stalingrad, l’axe nord sud d’une importante majeure pour le ravitaillement des troupes soviétiques.

Mais en été 1941 les Allemands commettent une erreur qui leur sera fatale.

En effet, la Wehrmacht scinde son offensive en deux branches : celle visant Stalingrad qui est destinée principalement à protéger les flans de celle qui se dirige vers la Caucase. Or, l’armée allemande est affligée de graves faiblesses logistiques.

De son coté le dictateur communiste signe l’ordre 226 intitulé : plus un pas en arrière. En outre, il nomme à Stalingrad deux de ses principaux chefs à la tête des opérations militaires. Le maréchal Gurgi Joukov, représentant direct de l’état major général et à la tête des commissaires politique et Nikita Kroutchef, le futur homme fort de l’URSS après la mort de Staline. En ce début de mois Joukov injecte sans interruption des renforts en provenance de la Volga. Pour cela, des péniches et des bacs doivent franchir les deux à trois kilomètres de largeur du fleuve sous le feu incessant de l’artillerie et de l’aviation allemande. Mais la majorité du nombre de ces renforts n’atteindront jamais Stalingrad. Ce qui y parviennent son aussitôt plongés dans l’enfer du combat.

En ce début de bataille, l’espérance de vie d’un soldat n’est que d’à peine trente six heures. L’armée rouge comme souvent lance ses troupes en masse à l’assaut des positions ennemies dans d’atroces charges suicide.

Apparemment, aux yeux de Paulus, le général en chef allemand de la VIe armée, ses charges suicide marquent le désespoir de l’armé rouge. Il garantit à Hitler que la chute de la ville n’est plus qu’une question de jours.

Paulus  se trompe, en effet ces charges suicide ont un double objectif : le premier objectif  a pour but de fixer les positions des Allemands, le second  contribue simplement à épuiser les stocks de munitions.

De même, d’autres éléments stratégiques sont mis en place par Staline et ses commissaires politique. Comme par exemple la présence des détachements de blocage à l’arrière des troupes d’assaut. Ces détachements tirent sur tout soldat surpris entrain de battre en retraite, de paniquer ou seulement d’hésiter. Les conditions de vie du soldat soviétique sont tragiques, il se retrouve menacer à la fois par son propre camp ainsi par l’envahisseur. Contrairement à l’arrière, les pressions policières diminuent, l’image du système est soignée, Staline en personne désigne ses citoyens par les termes de  « frères et sœur ».

A la fin de l’année 1942, sous les ruines de Stalingrad, tout ne survit que pour la guerre. Des usines d’armement continuent de tourner et de produire pour l’armée, prés de 600 chars sont produits chaque jour.

Le rôle des habitants de Stalingrad est aussi important jusqu’en octobre. Staline interdit l’évacuation de civil afin que les combattants sachent pourquoi  ils combattent et meurent chaque jour.

Pour donnée plus de poids a la valeur symbolique et politique de la ville, les civils participent à la bataille de leur façons en espionnant, en transportant des messages importants ou en apportant de leur mieux leur soutient moral et médical.

Militairement, la bataille de Stalingrad a vu s’épanouir de nouvelles sortes de guerriers : les snipers. Dans les décombres de la ville, ces tireurs  d’élite sont les maitres de la guerre. Dans le milieu urbain, ils agissent  seul ou par équipe de deux à trois hommes. Ils sont capables de rester des heures voir des jours sans bouger. Les snipers sèment la mort de manière invisible et silencieuse avec leur fusil de précision. Ils ne laissent aucun répit à l’adversaire entrainant la terreur le jour comme la nuit. Stratégiquement, une armée confrontée à des tireurs d’élite perd toute sécurité en restant immobile.

Au fil des semaines, la résistance soviétique est purement défensive et devient progressivement attentiste, ce qui explique que le générale Joukov élabore avec son état major un plan d’attaque. Il ne s’agit plus d’empêcher les Nazis de prendre Stalingrad ou de franchir la Volga mais de reconquérir toutes les positions perdues depuis le début du conflit. En premier temps, Joukov veut attirer toujours plus de troupes Allemandes dans un piège stratégique. Car depuis Juillet, Joukov masse secrètement des renforts considérables dans la région, soit plus d’un million d’hommes, pas un instant les services secrets allemands ne détectent l’importance de ce qui se trame de l’autre coté de la Volga (zone non occupée).

A la fin du mois d’octobre 1942 Joukov devine que les Allemands sont trop loin de leur base. Il regroupe ses forces puis déclenche une puissante contre offensive à l’aube du 19 novembre 1942. Ce sont deux armées soviétiques qui se dirigent sur Stalingrad, en empruntant la Volga gelé l’une au nord, l’autre par le sud. L’opération se nomme Uranus. Une attaque en double tenaille est lancée aux flans des arrières de la VIe armée allemande. Ce sont les secteurs tenus par des mauvaises troupes hongroises, italiennes, et roumaines qui sont visées. En quatre jours le dispositif ennemi disloque la totalité de la VIe armée est donc encercle  Stalingrad.

Mais du coté allemand, le Führer refuse de voir la réalité de la situation depuis Berlin. Il ordonne au général Paulus de résister coûte que coûte, il lui interdit même de tenter de sortir pour percer à travers des lignes soviétiques et de faire retraite vers les bases. Son refus de tout repli s’appuie entre autre sur une erreur d’appréciation de Goring qui garantit que la Luftwaffe pourrait assurer le ravitaillement de la VIe armée, même encerclée.

Paulus obéit aux ordres du Führer y compris quand le 19 novembre, des blindés du général Hotch se trouvent à une cinquantaine de kilomètres seulement, il pouvait tenter une percée pour opérer une jonction.

A la fin du mois de janvier 1943 Hitler inonde les hommes du front de décorations afin de continuer à résister à l’armé rouge. L’attaque intensive du 25 janvier 1943 à permis aux Russes de reprendre le dernier terrain d’aviation, Paulus et ses troupes n’ont désormais aucun lien outre que  radiophonique avec le monde extérieur. Malgré l’interdiction formelle de capitulation ordonnée par Hitler, Paulus désobéit cette fois-ci (02 février 1943). Le lendemain de sa nomination au grade de maréchal, Paulus se résout à se rendre en signant l’acte de réédition de la VIe armée, il devient le premier maréchal allemand à se rendre.

Après ces cinq mois, cent trente milles soldats allemands totalement clochardisés prennent les chemins de la captivité. A peine six milles d’entre eux  reviendront chez eux des années plus tard.

Lorsque les canons se taisent, le bilan est effrayant : les combats à Stalingrad ont fait deux millions de morts. Il convient de préciser que cela représente deux fois plus de morts qu’à Verdun. Un million d’entre eux sont morts du côté russe, civils et militaires. Du côté des forces de l’Axe ce sont neuf cent milles soldats qui ont trouvé la mort.

Si la défaite de la Wehrmacht devant Moscou en 1941 est le tournant géopolitique dans la seconde guerre mondiale, la victoire de Stalingrad en constitue indéniablement le tournant psychologique.

Pour conclure, les Historiens ont définit la capitulation des troupes allemandes  comme le début de la fin des forces de l’Axe qui y perdirent un quart de leur armée et l’initiative sur le front Est. Jusqu’à nos jours,  la bataille de Stalingrad est considérée comme la bataille la plus sanglante de toute l’Histoire

 

 

Stalingrad en Ruine

Soldat Allemand dans les ruines de Stalingrad été 1942

 

 

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