Le bilan de l’apocalypse

 

La seconde guerre mondiale fût le conflit le plus dévastateur de l’Histoire de l’Humanité.

Pendant plus de six ans, le monde entier s’est exposé à un carnage marqué par des déportations, des exterminations, et des massacres de civils. Le conflit a causé prés de cinquante million de mort.

 

Que ce soit dans les camps des forces  de l’Axe ou dans les camps des forces alliées,  des dérives ont été commises tout au long du conflit.

De nombreux exemples historiques évoquent la thèse de crime contre l’Humanité.

Définissons dans un premier temps le sens  de l’expression  « crime contre l’Humanité ». Historiquement, cette expression  apparaît en 1946, lors du procès de Nuremberg. Juridiquement, la notion de crime contre l’Humanité regroupe une catégorie complexe de crimes. Ces exactions sont punies au niveau international et national par un ensemble de textes qui représentent plusieurs incriminations. Cette expression a servi à définir et à  incriminer les responsables politiques nazis pour leurs actes meurtriers à l’égard des individus  considérés  comme ennemis de l’Allemagne.

 

ImageCependant, d’autres cas de crimes commis lors de cette période de l’Histoire n’ont pas relevé d’un tribunal international, comme par exemples la politique soviétique à l’égard des Polonais (avec le massacre de Katyn). A l’été 1940, l’armée soviétique a exécuté prés de 25 000, principalement des officiers et des étudiants. Staline reprochait à cette nouvelle république de ne pas être assez coopérative. Dans  le passé, des tentions existaient entre les deux pays. En effet, les conditions du partage des territoires à l’Est effectué par les pays vainqueurs lors du traité de Versailles ne satisfaisaient guère la Russie.

 

A leurs yeux, le nouveau traçage des frontières  entre les deux pays à été plus bénéfique aux Polonais qu’aux Russes. Cette crise diplomatique s’est terminée par un conflit  (guerre soviéto-polonaise 1919-1921), la Pologne en est sortie vainqueur. Cette défaite avait empêché la Russie  d’étendre sa révolution socialiste dans d’autres pays. A cette époque, Moscou voulait avoisiner le territoire allemand afin d’aider les Spartakistes (mouvement marxiste allemand) à s’emparer du pouvoir. Cette ancienne rivalité a revu le jour en cette année 1940,  et Staline  décida d’en faire payer le prix. A ce jour, aucun responsable politique ou militaire soviétique n’a été  présenté devant un tribunal civil ou militaire.

 

D’autres cas plus extrêmes se sont produits lors de ce conflit : l’utilisation de la bombe atomique par les Etats Unis sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki à l’été 1945.

Ce bombardement nucléaire marque d’ailleurs la fin des hostilités dans le Pacifique. Sur cet exemple je laisse à chacun la responsabilité de juger de cet acte horrible, qui mériterait à mes yeux plus d’explications de la part des Américains.

Chronologiquement, après le bombardement nucléaire sur les villes japonaises du 2 septembre, le général Mc Arthur, ainsi que l’état major japonais signent la fin de la seconde guerre mondiale et déterminent ensemble, l’image du  futur Japon de l’empereur Hirohito.

Dans un même temps en Europe, un tribunal militaire international s’est ouvert à Nuremberg. Il est composé par des juges français, anglais, américains, et soviétiques. Cette instance condamne les politiciens et les militaires nazis  coupables d’avoir perpétré ou mené  des crimes sur les civils et les prisonniers, qui sont  tombés entre leurs mains (la Shoah par exemple : cette tragédie sera traité en détail dans une autre synthèse).

Ce procès s’ouvre le 9 octobre 1946 et se termine six mois plus tard. Le verdict est assez dur pour la plus part des condamnées,  parmi les 24 accusés prés de la moitié seront exécutés.

 

Au Japon, en se début d’année 1946, un tribunal militaire s’ouvre, à l’identique de celui de Nuremberg, des militaires et des politiciens japonais furent jugés par les alliés.

Comme par exemple le premier ministre Hiranuma Kiichirō, coupable d’avoir instauré une dictature militaire, et une politique extérieure très expansionniste. A ces yeux, le Japon devait devenir une pièce maitresse  du continent  asiatique.

Du coté des militaires, parmi les condamnés on notera Yoshijirō Umezu et Yoshijirō Umezu. Le premier était un officier majeur de l’armée impériale, il est le responsable des actions militaires menées dans le Pacifique. La deuxième personne  fut lui-même responsable du massacre de Nankin. Ce tribunal jugera prés de vingt huit personnes, la plus part d’entre eux furent condamnés à mort.

Cependant la figure emblématique du Japon qui dirigeait le pays  depuis 1926, ne fut pas mis en cause pour les crimes mener par son pays : c’est l’empereur Hirohito.

Conscient de chaque étape de la guerre et des actions meurtrières commises en son nom, il déclara  que  ces actions militaires étaient couvertes par Dieu, et qu’il ne remettait pas en cause la ligne directrice de ses militaires.

 

Pour des raisons symboliques, les Etats Unis décidèrent  de maintenir Hirohito à la tête du pays, cependant son pouvoir s’est affaibli. Il n’eut plus aucun pouvoir sur la future armée du pays. La figure héroïque de la résistance alliée  en Asie se trouvait être le général Douglas Mc Arthur. Il fut proclamé gouverneur du Japon en 1946. Avec les représentants de l’empereur Hirohito, il participa activement à relancer l’économie du pays et à instaurer une démocratie. Il quittera son poste en 1948, à la fin de la l’occupation du Japon par les Etas Unis.

 

De l’autre coté du globe la situation allemande est beaucoup plus précaire : le territoire est occupé par quatre pays que sont : la France, l’Angleterre, les Etats Unis et l’URSS.

Deux idéologies s’opposent : le socialisme face au libéralisme. Chaque camp veut marquer de son empreinte la réussite de son système politique. A l’aube de l’automne 1948, les alliés d’hier se retrouvent en conflit idéologique au cœur de l’Europe. La ville de Berlin est une énigme pour Staline. En effet de nombreux citoyens de Berlin Est quittent cette zone (zone soviétique) pour émigres vers  Berlin ouest (zone occidentale) pour des raisons politiques et sociales. Les autorités soviétiques décidèrent  de créer un blocus  qui barrerait  l’ensemble du réseau routier et ferroviaire de la ville de Berlin aux occidentaux. Les occidentaux répondirent   par un  pont aérien pour ravitailler Berlin Ouest en nourriture, et en matériel. Cette crise a duré prés d’un an : c’est le début de la guerre froide.

 

 

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2 Réponses to “Le bilan de l’apocalypse”

  1. Oussama Says:

    J’aime bien ! Continue 🙂

  2. Aniss Says:

    Tres bien decrit 🙂


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